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Elevage de la Pirolle
Les Pirolles sont les Corvidés les plus colorés et les plus aptes à se reproduire en volière...
Une fois habituées à leur environnement,elles s'attachent à leur maître et n'ont pas peur de venir chercher une délicatesse dans la main de celui-ci. Mais...il y a un mais et il est de taille...vous allez pouvoir vous en rendre compte à la lecture de l'article. Pirolle_a_bec_rouge_(1).jpg Pirolle_a_bec_rouge_(2).jpg La Pirolle à bec rouge (Urocissa erythroryncha, anciennement Urocissa erythrorhyncha) est une espèce de corvidé asiatique connue pour la longueur de ses rectrices. Photographies Wikipédia. On a enregistré des résultats d'élevage encourageants en captivité. C'est le cas de la Pirolle verte,de la Pirolle à ventre jaune et de la Pirolle de Taiwan. Mais c'est surtout de la Pirolle à bec rouge que l'on peut estimer avoir connu les meilleurs résultats. Les éleveurs britanniques et allemands ont déjà beaucoup d'expérience sur ce plan. Des éleveurs à succès existent en Belgique aussi,notamment en Flandre. Les oiseaux doivent pouvoir disposer d'une volière spacieuse,en mètres et selon la formule L X l X h = 8 X 4 X 3 à 3,5. Il s'agit là d'un minimum ! Cette volière doit être garnie de buissons touffus,et il faut choisir des espèces de haute taille sans craindre de voir les sommets atteindre le "plafond" de la volière et même pousser au travers ! On installe des petits paniers à différents endroits dans ces végétaux,leur diamètre est de plus ou moins 30 centimètres. Ils doivent être bien dissimulés aux regards et bien arimés. Les Pirolles,lorsqu'elles vont nicher,utilisent des brindilles,des radicelles,des hampes de graminées que l'éleveur aura placées à leur intention dans le feuillage et sur le sol. Quelques longs perchoirs épais de 3 à 5 cm. sont placés ici et là,faisant parfois offices de balançoires entre les branches. Les Pirolles aiment avoir quelque chose de solide sous les pattes. Enfin pour "protéger" le microcosme qui servira de biotope aux oiseaux,il faut planter soit du chèvrefeuille,soit du Fallopia aubertii,les deux ensembles et même d'autres plantes grimpantes qui couvriront les parois de la volière,tant verticales qu'horizontales. Il est conseillé d'accoler un sas d'entrée à la volière,avec une porte dotée d'un trou d'inspection permettant de voir sans être vu. Cet artifice est d'une grande utilité dans l'élevage des Pirolles,il permet d'observer sans être vu et est un obstacle infranchissable pour les pensionnaires tentés par une possible évasion ! Un appentis jouxtant la volière est également nécessaire,il devra permettre aux Pirolles qui sont ne l'oublions pas,des exotiques,de s'y réfugier en cas d'intempéries persistantes. Il existe toutefois des espèces très résistantes,je pense à la Pirolle à bec rouge entre autres,des gelées atteignant moins 12° Celsius ne sont pas gênantes pour elle. Urocissa_caerulea_volière_1.jpg Urocissa_caerulea_volière_2.jpg Urocissa_caerulea_Détail_ plumage_3.jpg Trois clichés de la Pirolle de Taiwan (Urocissa caerulea),remarquez le détail du plumage lors de l'envol. Photographies Wikipédia Commons. Toutes les Pirolles sans exception aiment se baigner plusieurs fois par jour. Il ne faut donc jamais oublier de prévoir de quoi le faire,il faudra toutefois utilisé un moyen permettant de renouveler l'eau sans devoir entrer dans la volière,surtout lorsqu'il y a des jeunes, les Pirolles étant pour leurs progénitures d'un caractère très belliqueux. Elles débutent les hostilités par des cris discordants dès que quelqu'un approche de la volière et dès qu'elles en ont l'occasion se jettent sur l'intrus qui ose entrer chez elles. Elles ne reculent devant rien,même pas devant leur soigneur qui viendrait pourtant leur apporter un souriceau mort pour faire patte blanche. Je connais un ancien collègue et ami qui élevait des Pirolles et il avait résolu le problème à sa manière. Il avait découpé un bac en plastique utilisé par les maçons pour y préparer le mortier. La hauteur de ce récipient étant ramenée à une dizaine de centimètres et il avait placé dans cette baignoire improvisée,alourdie par 3 parpaings à l'intérieur contre le treillis. Il le remplissait au moyen d'un robinet situé à l'extérieur de la volière et il la vidait par un autre permettant d'évacuer l'eau salie. Cissa_Chinensis_Illustration john Gould.jpg Cissa_chinensis 1.jpg Cissa_chinensis 2.jpg Le mâle et la femelle de la Pirolle verte (Cissa chinensis) sont difficiles à distinguer. Illustration : John Gould. Photographies Wikipédia Commons. J'ai pu noter la manière dont ils nourrissait ses oiseaux en dehors de la reproduction (elles sont alors un peu moins agressives). Il avait installé une table de nourrissage de quelques mètres de long dans la partie couverte de la volière. Il y avait accès sans être importuné par les pensionnaires qui venaient lui prendre des souriceaux morts dans la main. Il s'agissait d'une autre paire de manches lors de l'élevage ! La nourriture était alors servie dans 3 écuelles profondes fixées sur un plateau lui-même solidaire d'un axe vertical. Il lui suffisait de faire tourner l'axe vertical pour remplir ou vider chaque écuelle via un petit volet inséré dans une paroi de la volière 'songez au sas tournants des grands magasins ou autres portes à tambour). Il s'agit là de quelque chose de très efficace et de très hygiénique qu'on peut se procurer dans le commerce à un prix raisonnable. Il lui était toujours possible de contrôler l'état des écuelles via l'espion se trouvant sur la porte intérieure du sas d'entrée. Composition de la nourriture habituelle de base Quotidiennement * 1/3 de pâtée universelle mélangée à 2/3 de pâtée pour insectivores (Claus). Ce mélange étant saupoudré tous les deux jours avec une cuillère à café d'une préparation polyvitaminée comme de l'Alvytil ou Fertibol servant à fortifier les os et à rendre les coquilles d'oeufs plus solides. * Des fruits,morceaux de poires ou de pommes,des raisins,des raisins de Corinthe trempés ou des figues. * Nourriture vivante,vers de farine,asticots,criquets. Tous les deux jours * Viande crue, 100 grammes de boulettes de viande bovine hachée ou de morceaux de coeur de boeuf,en alternance avec de la pâtée pour chien. Hebdomadairement * Quelques souriceaux ou poussins (morts) d'un jour et quatre oeufs de caille cuits. Voila un menu qui assurait une bonne condition aux Pirolles de mon ami. Elles ne cessaient de jacasser côte à côte en imitant parfois les cris ou les autres chants d'autres oiseaux. Il aura quand même fallu trois ans d'attente à mon ami pour qu'il découvre un jour un panier contenant l'ébauche d'un futur nid. C'était au début du mois de juin,le mâle ne cessait d'apporter les matériaux de construction,il s'agissait de brindilles qu'il arrachait des buissons au moyen de son bec coupant. Elles provenaient surtout d'un bouleau,du chèvrefeuille et du fallopia aubertii. L'intérieur du nid était rembourré avec des hampes de graminées et de fines brindilles vertes. Entre ces activités constructrices,la femelle poursuivait le mâle en quémandant de la nourriture,les ailes pendantes. Au premier tour réussi,la femelle avait 4 oeufs verdâtres qui ont donné naissance à 3 jeunes nus. Un oeuf n'était pas fécondé. La durée de l'incubation à été de 17 jours. Dès ce moment,les parents n'ont pas mangé de pâtée universelle ni de fruits. Les jeunes ont été nourris durant leurs 3 premiers jours avec des vers de farine. Le quatrième jour à vu le menu s'étoffer,beaucoup de vers de farine,2 souriceaux,2 poussins d'un jour,2 oeufs de caille cuits par repas que mon ami donnait au rythme de trois fois par jour. Les oiseaux,adultes et jeunes,mangeaient environ 100 grammes de boulettes de viande de boeuf haché qui alternaient quotidiennement avec des morceaux de coeur de boeuf finement hachés. Chèvrefeuille 1.jpgFallopia_aubertii 2.jpg Plantes grimpantes conseillée pour volière (1) Chèvrefeuille - (2) Renouée d'Aubert (Fallopia aubertii) Photographies Wikipédia Commons. Les parents ont avalé les fientes les premiers jours pour ensuite aller les déposer sous les branches pendant bas sur le périmètre de la volière. Les jeunes n'ont pu être bagués à cause des furieuses attaques des parents,surtout la mère... à chaque fois que mon ami faisait mine d'entrer dans la volière. Même le truc pour éloigner les Perroquets ayant des jeunes au nid n'a rien donné,les effrayer avec un parapluie qu'on ouvre et referme plusieurs fois. Rendez-vous compte de l'acharnement des adultes,incroyable !!! Lorsque les jeunes ont eu 15 jours,le ménage des Pirolles engloutissaient par repas (3 X par jour) tenez-vous bien,10 souriceaux,10 poussins d'un jour,une double ration de viande hachée ou de coeur de boeuf haché,deux oeufs de caille cuits dur et un nombre incalculable d'asticots et de vers de farine. Les oiseaux n'ont guère touché aux aliments pour chiens. La quantité d'aliments nécessaires chaque jour a du être augmentée en fonction de la croissance des jeunes qui ont quitté le nid dès qu'ils ont eu 25 jours. Ils se sont mis à manger de la pâtée universelle à 30 jours sans pour cela négliger les autres aliments dont question ci-avant... Ils devaient se presser pour réussir à s'approprier un souriceau ou un poussin,les parents leur faisant une féroce concurrence et les précédait souvent ! L'indépendance est survenue à 35 jours environ et dès lors les parents ne leur ont plus faif de cadeau alimentaire. Ils ont dû se contenter du menu normal,et cela leur à bien réussi comme à leurs parents. NDLR Faut-il vous dire qu'il ne faut pas mettre d'autres oiseaux avec les Pirolles ? Il ne faut pas même y penser. Enfin,l'aide d'un tiers pour assurer les trois repas journaliers est requise si l'amateur ne peut le faire lui-même. Il vaut mieux renoncer à détenir ces oiseaux exigeants si ce n'est pas possible.
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Dernière modification par FREDDIE ; 09/07/2014 à 20h15. |
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Raspberry and Plum
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Très bon article, merci pour le partage 774473.gif
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Si vous avez des anecdotes, des suivis d'élevage, des histoires sur les oiseauxpourquoi ne pas les partager avec nous. Amicalement vôtre |
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tres bon article MERCI
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très joli et intéressant et instructif merci
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