| Forum | Utilisateurs connectés | Blog | Annonces |
Réduire Image |
Messages du jour | Discussions suivies | Marquer les forums comme lus |
|
|
||||||||
| FAQ | Membres | Messages du jour | Recherche |
| Notices |
| Tout savoir sur la reproduction chez les canaris | Préparation à l'élevage des femelles | Comment dois-je m'y prendre avec les oeufs ? | Problèmes de conception de l'oeuf et mal de ponte |
| Calendrier de pontes jusqu'au sevrage | Fiche d'élevage à apposer sur la cage | Comment baguer les jeunes oisillons ? | L'évolution des jeunes de 1 à 25 jours |
| Qu'est-ce le point noir, dit "Black punt" ? | Les oeufs de la ponte à l'éclosion | Comment nourrir les jeunes à la main ? | Problèmes alimentaires pendant l'élevage des oisillons |
| Comment différencier un mâle d'une femelle ? | Poser un diagnostic sur l'état de santé d'un canari | Maladies les plus fréquentes chez le canari | Autres questions ? Cliquez-ici |
| Poser une question sur le forum | Comment ajouter une photo sur le forum ? | Effectuer une recherche sur le forum |
|
|
|
Outils de la discussion | Modes d'affichage |
|
|
(1)
|
|||||||||||
|
Raspberry and Plum
![]() ![]()
|
Logiciel pour identifier les sons d'oiseaux
UNIQUEMENT POUR INFORMATION
Source : Stowell D et Plumbley MD (2014) Automatic large-scale classification of bird sounds is strongly improved by unsupervised feature learning. PeerJ. https://peerj.com/articles/488/ UN LOGICIEL PERMET D'IDENTIFIER EFFICACEMENT LES SONS D'OISEAUX Un algorithme disposant d'une fonction d'auto-apprentissage réussit à traiter avec succès de grandes quantités d'enregistrements sonores. L'algorithme de Dan Stowell et Mark D. Plumbley pourrait a priori reconnaître facilement le chant d'un Rossignol philomèle (Luscinia megarhynchos). Photographie : Noel Reynolds / Wikimedia Commons Les internautes connaissent bien Shazam, un logiciel très efficace de reconnaissance musicale : il est capable en quelques secondes de reconnaître le titre d'une chanson ou le nom d'une émission à partir d'un air de musique entendu. Plusieurs ornithologues et informaticiens travaillent depuis des années sur un programme similaire pour les cris et les chants d'oiseaux. Mark Berres, un ornithologue de l'université du Wisconsin (États-Unis), avait ainsi proposé dès 2012 la version bêta d'une application pour iPhones appelée WeBIRD (Wisconsin Electronic Bird Identification Resource Database) capable identifier environ 75 espèces d'oiseaux du sud du Wisconsin (États-Unis) . Isoperla avait lancé la même année un module de reconnaissance limité à 38 espèces communes d'Europe En France, la société Biosong et la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) travaillent sur Birdify, un projet soutenu financièrement par la région Aquitaine qui devrait à terme être disponible pour smartphones (systèmes d'exploitation iOs et Android) : cette application mobile permettra, sur la base de l’enregistrement d'un chant, d’identifier l’espèce à partir de la base de données documentée, puis de renvoyer à l’utilisateur les ressources informatives. Dans le journal en ligne PeerJ, Dan Stowell et Mark D. Plumbley, de la Queen Mary University of London, ont publié en juillet 2014 un article décrivant un système pouvant d'identifier automatiquement les chants de plusieurs espèces d'oiseaux, même s'ils chantent en même temps. Ils ont développé un algorithme d'analyse et de classification capable de traiter de grandes quantités de données sonores. Ils ont utilisé quatre bibliothèques sonores comme bases de référence : nips4b (687 enregistrements) et lifeclef2014 (9 688 enregistrements) rendues publiques grâce au projet français SABIOD, bldawn (60 concerts d'oiseaux enregistrés à l'aube en Grande-Bretagne fournis par la British Library Sound Archive) et xccoverbl (264 enregistrements extraits du site web Xeno Canto). Leur programme peut fonctionner sans intervention humaine et analyser les sons sans avoir à les couper au préalable "manuellement" en syllabes et à identifier les moments de silence; en effet, pour de nombreux enregistrements, seules certaines parties du chant d'une espèce sont audibles. Les deux auteurs se sont basés sur la technique de l'analyse cepstrale, généralement utilisée dans les processus de reconnaissance de la voix humaine, qui consiste à appliquer à un signal numérique un traitement mathématique complexe afin d'en faciliter l'étude ; elle permet notamment de détecter des périodicités difficilement décelables dans un spectre classique de fréquences. Des spectrogrammes de Mel (= utilisant l'échelle de Mel, dont l'unité de mesure est le mel) ont été générés. Des coefficients MFCC (Mel Frequency Cepstrum Coefficients), qui ne contiennent en théorie que l'information sonore optimale pour l'identification sonore, ont été calculés. Chaque fichier audio a été converti en un échantillon standard d’une fréquence de 44,1 khz, et le bruit de fond a été réduit par l'application de filtres. Une forêt d'arbres décisionnels ("random forest tree") a été utilisée pour classer les segments sonores des quatre bases de données afin que l’algorithme puisse ensuite reconnaître des sons selon un certain intervalle de confiance. Le programme peut s'autoperfectionner de façon continue grâce à une fonction d'apprentissage ("feature learning") basée sur les k-moyennes ("K-means"), qui consiste à partitionner des groupes hétérogènes de données en sous-groupes facilitant une extraction organisée des connaissances. Cette fonction prend même en compte les modulations rapides contenues dans les chants et les cris et qui sont souvent caractéristiques d’une espèce. Les performances obtenues ont été évaluées par les méthodes statistiques de la courbe ROC (Receiver Operating Characteristic) et de la Moyenne de la Précision Moyenne (Mean Average Precision). Et elles sont globalement très bonnes : par exemple, en utilisant la base de données lifeclef2014, plus de 82 % des sons soumis ont pu être classés correctement, un pourcentage qui a atteint les 85 % avec la fonction d'apprentissage, mais qui est redescendu à 69 % après prise en compte des coefficients MFCC. Un résultat un peu moins bon (80 %) a été obtenu avec la base de données bldwan, la plus petite et la moins documentée, et dans son cas, la fonction d'apprentissage n'a pas permis d'améliorer le taux de réussite. En résumé, l'algorithme de Dan Stowell et Mark D. Plumbley est d'autant plus efficace que la quantité de données disponibles est importante, et "l'auto-apprentissage" du logiciel améliore généralement ses performances. Les coefficients MFCC, censés en théorie préserver la plupart des informations sémantiques utiles d’un son, diminuent par contre les performances. Les auteurs souhaitent à terme que leur programme puisse être utilisé par le grand public, via une application pour smartphones.
__________________
Si vous avez des anecdotes, des suivis d'élevage, des histoires sur les oiseauxpourquoi ne pas les partager avec nous. Amicalement vôtre |
|||||||||||
|
|
|
![]() |
|
|