Discussion: Le Serin Cini
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Vieux 26/10/2014, 18h57   Afficher une version imprimable   (1)
maloute45
Raspberry and Plum


Léon julien
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Le Serin Cini

Le Serin cini (Serinus serinus) proche parent du fameux Serin des Canaries, est largement
répandu en Europe.

Ce petit passereau discret s'est révélé être, au cours du XXe siècle, un conquérant.
L'espèce a en effet connu une expansion remarquable : jadis confiné au sud de l’Europe (en
France, jusque dans le Dauphiné), il a progressivement conquis le reste du continent et
demeure absent seulement de la Scandinavie.
Il demeure néanmoins plus abondant dans les régions méridionales.
Il est également présent dans une partie de l'Afrique du Nord et de l'Asie mineure.


Le Serin cini est le plus petit représentant de la famille des fringillidés (parmi les espèces les
plus communes) puisqu'il mesure environ 11,5 cm de longueur.
Outre sa petite taille, ce passereau d’humble apparence se distingue par sa silhouette plutôt
ronde et son bec très court, de forme conique.

serin cini mâle.jpg1024px-Serin_cini_mars.jpg
Le mâle a la tête et la poitrine d’un jaune vif teinté de reflets verdâtres, de même que le
croupion.
Ses joues sont vert olive.
Le dos et ailes gris-vert sont rayés de stries sombres tout comme le ventre qui est de teinte
plus claire.
À l’automne son plumage perd toutefois en éclat, le jaune de la face et du poitrail s’atténue
jusqu’à disparaître complètement.

Serinus_serinus_(Madrid,_Spain)_011.jpgSerinus_serinus_(Madrid,_Spain)_009.jpg
La femelle est à peu près similaire, mais plus terne et plus nettement striée.

Les jeunes ont une robe brunâtre et rayée qui ne présente aucune caractéristique susceptible
d’attirer l’attention, et sont de ce fait plus difficiles à identifier.
Les yeux sont marron foncé et les pattes gris foncé.

Il se nourrit le plus souvent à terre, picorant de menues graines d’herbes sauvages telles que
plantain, séneçon, mouron et diverses graminées qu’il recueille en se faufilant parmi les
herbes folles, au bord des chemins, dans les jachères, les gazons un peu sauvages, les foins
et les vignes.

Dans les potagers, il se régale bien volontiers des graines des salades et des plantes
maraîchères (radis, navets…).
Les petites semences d’arbres comme celles des bouleaux et des aulnes, ou quelquefois des
conifères lui procurent une pitance d’appoint.

Presque exclusivement granivore, il complète toutefois son menu d’un peu de verdure et de
quelques chenilles consommées à l’occasion.

Il vit surtout dans les villages et les villes, aimant la proximité des installations humaines, où
les boqueteaux, les jardins et les parcs, les cimetières et les vergers lui offrent un habitat
apprécié.

Dans les régions méridionales, où il abonde le plus, il est l’hôte des oliveraies, des clairières,
du maquis et des broussailles.
Là on l’entend chanter du levant au couchant dans les pinèdes et les massifs de chênes verts
ou les allées de cyprès.


Au printemps, l’oiseau perd de sa sociabilité.
Son instinct territorial devient alors très fort, le mâle défend un territoire d’environ un
hectare.
Il repousse fermement les intrus et exerce sur la femelle une surveillance étroite lors de la
construction du nid qu’elle élabore seule, avec soin, en à peine six jours.

Le nid est un minuscule berceau composé de mousse, lichens, brindilles, herbes et radicelles
assemblés avec des toiles d’araignées et de petites plumes.
L’intérieur en est garni de matériaux plus doux.
Il se trouve généralement bien dissimulé dans un buisson ou un arbre au feuillage dense, sur
l’extrémité d’une branche, à faible hauteur.

La femelle y dépose trois ou quatre œufs bleu-pâle, parfois cinq, qu’elle couve pendant un peu
moins de deux semaines.
Le mâle la ravitaille durant cette période.
Les parents nourrissent leur progéniture pendant deux semaines.
Le régime consiste essentiellement en graines toutes petites et est complété de quelques
insectes.

Deux ou trois couvées se succèderont au cours de la belle saison.

Sa présence dans nos expositions régionales en Belgique, se résume bien souvent à quelques
exemplaires.
En cause, ses coloris plutôt discrets et la difficulté à calmer ces oiseaux.
De plus, bien souvent il doit concourir dans la même série, avec d’autres espèces,
sélectionnées plus rigoureusement et obtenant de ce fait les meilleurs pointages.
__________________
Si vous avez des anecdotes, des suivis d'élevage, des histoires sur les oiseaux
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.

Amicalement vôtre

Dernière modification par maloute45 ; 26/10/2014 à 19h01.
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